décembre 2012
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novembre 2012
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Paysage, paysage
c’est comme cela que je te vois
pays fou des arbres...
– Jacques Prévert
octobre 2012
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J’ai quitté mon attache
et je suis revenu
La montagne était bleue
et le...
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septembre 2012
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L’enfant met longtemps à comprendre que ce qui lui reste entre les mains,...
– Annick De Souzenelle
juillet 2012
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Laisse partir qui tu aimes.
– Christiane Singer — Les âges de la vie
avril 2012
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À chaque coup de sang, tu sais qui et quand, où et comment. Tu ne peux pas te tromper, car le corps ne ment pas, il est alerte, reflet de ton regard. Tripes reliées aux nerfs, tripes reliées au cerveau. Ne te déconnecte pas (cancer). Ne te — reste éveillée. Le corps te raconte comme aucun livre ne peut et sur table d’opération il est un livre ouvert : les tripes que l’on...
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“VII La nuit de toi à moi s’est dispersée dans le brouillard. C’est la saison des froides nourritures.
VIII Et la soif, mon souvenir est celui de la soif, moi en bas, au fond, dans le puits, je buvais, je m’en souviens.
IX Tomber comme un animal blessé à l’endroit qui allait être celui des révélations.
X Comme quelqu’un qui ne veut pas. Qui ne veut rien....
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SALOMÉ Ah ! tu n’as pas voulu me laisser baiser ta bouche, Iokanaan. Eh bien ! je la baiserai maintenant. Je la mordrai avec mes dents comme on mord un fruit mûr. Oui, je baiserai ta bouche, Iokanaan. Je te l’ai dit, n’est-ce pas ? Je te l’ai dit ? Eh bien, je la baiserai, maintenant. Mais pourquoi ne me regardes-tu pas, Iokanaan ? Tes yeux qui étaient si terribles,...
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azoteazul:
MORELIA
Je veux c’est clair du bleu, de l’ocre et des incendies et puis tout ce qui n’est pas un adverbe de tristesse dans la peau du nombril. Paupières, al final, on touche à l’aurore l’univers est soudain rare et colossal !
Nicole Brossard, Je m’en vais à Trieste
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J’ai envie d’écrire “désapproprions-nous”, disons à tous les humains que...
– Albert Jacquard
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ECLECTIK - Moebius →
février 2012
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Carlotta Ikeda / Pascal Quignard
janvier 2012
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Tu vois comme je deviens toute petite lorsque je t’écris ? Voila pourquoi je ne pourrai jamais être poète. Le poète sort grandi de l’absence, comme si l’absence était son autel et qu’il devenait plus grand que le mot. Pas dans mon cas, l’absence me laisse submergée, privée de moi même.
Mia Couto — L’accordeur de Silence
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C’est mon dilemne. Lorsque tu es là, je n’existe pas, ignorée. Lorsque tu n’es pas là, je ne me reconnais pas, ignorante. Je n’existe qu’en ta présence. Et je ne m’appartiens qu’en ton absence. Maintenant je sais : je ne suis qu’un nom. Un nom qui ne s’allume que dans ta bouche.
Mia Couto — L’accordeur de Silence
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Quand nous reverrons-nous ? Quand le goût terreux de tes lèvres...
– Antonin Artaud, L’Art et la mort, 1929.
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Poème dissocié
esperimentoq:
Qui suis-je ? D’où je viens ? Je suis Antonin Artaud et que je le dise comme je sais le dire immédiatement vous verrez mon corps actuel voler en éclats et se ramasser sous dix mille aspects notoires un corps neuf où vous ne pourrez plus jamais m’oublier.
[ Antonin Artaud ]
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Je sais que quand j’ai voulu écrire j’ai raté mes mots et...
– Antonin Artaud — Préambule aux Oeuvres Complètes
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dusiens:
Tes mots doux, des mots rêves. Et moi, qui les veux s’écouler, je vacille à les sentir glisser sur mon âme comme une pluie bienfaisante.
Mes mots doux, des mots danses, qui libèrent sous l’étreinte. Chemin faisant, tu as su retrouver la clef de mes sens.
Aimons doux, mots s’élancent. Lentement tu me relèves et me révèles aux rives de ton fleuve. Pudeur n’a pas de lieu quand...
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Il y a dans tout dément un génie incompris dont l’idée qui luisait dans sa...
– Antonin Artaud — Van Gogh, le suicidé de la société
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Ne te courbe que pour aimer
Si tu meurs, tu aimes encore.
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A woman watches her body uneasily, as though it were an unreliable ally in the...
décembre 2011
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Melingo — Les soirées de poche #26
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II
Je suis un homme simple avec des mots qui peinent et je ne sais pas écrire en poète éblouissant je suis tué (cent fois je fus tué), un tué rebelle et j’ahane à me traîner pour aller plus loin déchéance est ma parabole depuis des suites de pères je tombe et tombe et m’agrippe encore je me relève et je sais que je t’aime
Gaston Miron, Réduction dans L’Homme...
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N’espère pas, agis.
– Tomi Ungerer
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The Tomi Ungerer story
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Les hommes se croient libres et s’en vantent parce qu’ils sont conscients de...
– Spinoza
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novembre 2011
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octobre 2011
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Et le pis est qu’à tous les pas je heurte contre ce que j’aime et le pis est que...
– Louis Aragon (via raclures)
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Ne pas vouloir répondre tout de suite. Affamer en nous la vache sacrée de la...
– Christiane Singer — Un autre monde est possible
And the Buddha said: “What you are is what you have been, what you will be is...
– Sogyal Rinpoche with thanks to Rigpa Glimpse of the Day. (via crashinglybeautiful)
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Les amours tristes furieusement que nous portons S’achèveront tôt au tard par une mort sans phrase Ou par la phrase tuant le sexe d’un fer long Qui s’engloutit lourdement aux eaux de la mémoire; Nous rêverons alors le rêve d’un certain lieu De soi ou d’elle ? ou de l’autre forme antérieure ? Cependant que le corps sanglant mélangé d’esprit Par...
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Ruine Achevée
J’ai perdu le secret qu’on m’avait donné Je ne sais plus rien faire
Un moment j’ai cru que ça pourrait aller Plus rien ne tient C’est un homme sans pieds qui voudrait courir Une femme sans tête qui voudrait parler Un enfant qui n’a guère que ses yeux pour pleurer
Pourtant je t’avais vu partir Tu étais déjà loin Une trompe sonnait La foule criait Et toi tu ne te retournais pas
Nous avons un long...
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You might think you made a new world or a new self, but your old self is always...
– Haruki Murakami (via crashinglybeautiful)
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Il devient fou, celui qui ne fait rien de sa peine.
– Wajdi Mouawad — Rêves