Que je meure ici au cœur de la cible
Au cœur des hommes et des horaires
Car il n’y a plus un seul endroit
De la chair de solitude qui ne soit meurtri
Même les mots que j’invente
Ont leur petit aigrette de chair bleuie
Gaston Miron (extrait)
Que je meure ici au cœur de la cible
Au cœur des hommes et des horaires
Car il n’y a plus un seul endroit
De la chair de solitude qui ne soit meurtri
Même les mots que j’invente
Ont leur petit aigrette de chair bleuie
Gaston Miron (extrait)
I’ll try one more time
One more time
To know you
I’ll try one more time
One more time
To understand
The values you lost
And we kept
What we learned
While you slept
Makes a difference between you and me
It is scary
And makes me wonder one more time
One more time
It´s taking you and me
And everyone to somewhere
Where all consciousness is gone
You walk with your head down
See only the tip of your shoes
And the ground and dirt you walk on
Who taught you to despise
And tell lies you never knew weren’t true
Tell each other lies
All lies
The stream you follow to make you strong
It´s taking you and me
And everyone
To somewhere
Where all consciousness is gone
You walk with your head down
See only the tip of your shoes
And the ground and dirt you walk on
I’ll try one more time
One more time
To understand
One more time
One more time
C’est vous quand vous êtes partie,
L’air peu à peu qui se referme
Mais toujours prêt à se rouvrir
Dans sa tremblante cicatrice
Et c’est mon âme à contre-jour
Si profondément étourdie
De ce brusque manque d’amour
Qu’elle n’en trouve plus sa forme
Entre la douleur et l’oubli.
Et c’est mon cœur mal protégé
Par un peu de chair et tant d’ombre
Qui se fait au goût de la tombe
Dans ce rien de jour étouffé
Tombant des astres, goutte à goutte
Miel secret de ce qui n’est plus
Qu’un peu de rêve révolu.
Jules Supervielle
Qu’est-ce que je sais de toi, ma vie, et de moi que sais-tu? L’homme et la femme, dans les bras l’un de l’autre, auront-ils donc traversé ce rêve d’eux pour retourner au sommeil sans qu’en demeure sur la colline une colonne brisée, un pan de mur au lierre de l’avenir? J’écris, j’écris contre la montre, et dans ma gorge est le désespoir de ton chant, je ne suis que ton chant, ton cri perpétué. Mais périsse après tout ce que nous fûmes si, pendant ce petit rêve de nous, du moins, j’ai su, ce chant, l’entendre, et briser entre nous ce magique mur dont sont les êtres séparés.
Louis Aragon
Are they saying goodbye
Or is it just like before
Could it be that I
Made him love her more
And does he curse upon my face
Do I symbolize disgrace
Could it be that I
Made him love her more
Well, I refuse to go deeper
I choose to go blind
This trouble just shouldn’t be mine
But it’s confusing my existence
It’s intruding my mind
I guess this trouble is also mine
So I curse upon his face
He’s a symbol of my own mistakes
Could it be that she
Makes me love him more
Well, I refuse to go deeper
I choose to go blind.
This trouble just shouldn’t be mine
But it’s confusing my existence
It’s intruding my mind
I guess this trouble is also
Oh, I refuse to go deeper
I choose to go blind
This trouble just shouldn’t be mine
But it’s confusing my existence
It’s intruding my mind
I guess this trouble
This trouble, this trouble
This trouble is also mine
Que tu es belle maintenant que tu n’es plus
La poussière de la mort t’a déshabillée même de l’âme
Que tu es convoitée depuis que nous avons disparu
Les ondes les ondes remplissent le coeur du désert
La plus pâle des femmes
Il fait beau sur les crêtes d’eau de cette terre
Du paysage mort de faim
Qui borde la ville d’hier des malentendus
Il fait beau sur les cirques verts inattendus
Transformés en églises
Il fait beau sur le plateau désastreux nu et retourné
Parce que tu es si morte
Répandant des soleils par les traces de tes yeux
Et les ombres des grands arbres enracinés
Dans la terrible Chevelure celle qui me faisait délirer
Pierre Jean Jouve